Barrage de la Rance

05. 01. 2014 - PANOLIN a été choisi par EDF pour fournir son lubrifiant Biodégradable Eco label européen PANOLIN HLP SYNTH E 22 après modification de la première vanne du barrage de la Rance. Il restera 5 vannes dont les modifications sont programmées dans les prochains mois.

L'usine marémotrice de la Rance, centrale électrique tirant son énergie de la force de la marée, se trouve à l’estuaire de la Rance, dans la commune de La Richardais, en Ille-et-Vilaine, en France. Elle est restée la plus grande usine marémotrice au monde pendant 45 ans, avec une capacité de 240 MW, avant d’être détrônée le 4 août 2011 par la centrale de Sihwa Lake en Corée du Sud, légèrement plus puissante (254 MW), utilisant également les lubrifiants biodégradables  PANOLIN.
Le barrage s’étend sur 750 mètres, entre la pointe de la Brebis à l’Ouest et la pointe de la Briantais à l’Est et est situé au Sud de Dinard et Saint-Malo, à l’embouchure du fleuve côtier de la Rance. Il crée un bassin de retenue d’une superficie de 22 km².
Au total, l’usine a coûté à l’époque 620 millions de francs (ce qui correspond à environ 788 millions d’euros de 2010).
Le barrage de l’usine mesure quant à lui 332,5 mètres et l'électricité est produite par 24 groupes bulbes (turbines) réversibles, permettant de produire de l'électricité par le mouvement des marées (dans les deux sens), ou de produire de l'énergie hydraulique en turbinant l’eau de la retenue.
Elle fournissait, en 2012, 3,5 % de la consommation électrique de la Bretagne (source : service de Presse EDF), laquelle ne produit que 9,3 % de l’électricité qu’elle consomme, le reste étant importé des régions voisines et principalement d’origine nucléaire.
Le marégraphe de Saint-Suliac, situé devant la pointe de Grainfolet, donne les hauteurs d’eau pour l’ensemble de l’estuaire de la Rance, en amont du barrage, qui accueille aussi le musée Découverte de l'usine marémotrice de la Rance.



Les turbines bulbes :

Chaque groupe bulbe (24 en tout) comprend une turbine entrainant un alternateur de 10 MW. Les pales des turbines sont orientables afin qu'elles puissent fonctionner aussi bien à marée montante qu'à marée descendante.
Ces turbines utilisent alternativement la force des marées et celle du courant du fleuve en pouvant produire de l’électricité dans les deux sens du débit d'eau. Elles peuvent fonctionner en pompage-turbinage :
   -    le turbinage: le flux d'eau fait tourner la turbine et l’alternateur entraîné fournit de l’électricité;
   -    le pompage: l’alternateur, alimenté par le réseau électrique, fonctionne en moteur et entraîne la turbine qui fonctionne, alors, en pompe afin de compléter le remplissage du bassin, à marée montante, pendant les heures creuses d’EDF.

Bilan économique :

L’usine marémotrice est la principale source de production d'électricité de la Bretagne (45 % de la production bretonne en 2012) (source : service de Presse EDF). Elle contribue ainsi à réduire l'important déficit énergétique de cette région (la Bretagne a consommé de l’ordre de 20 000 GWh sur l'année 2009).
La production d’électricité est de 500 GWh/an, pour une puissance installée de 240 MW. La densité de puissance est de l'ordre de 2,6 W/m². Le facteur de charge de l’installation est d’environ 25 %, taux qui est lié à la périodicité et à l’amplitude des marées. Le coût de production d’électricité est évalué à 12 centimes d’euros du kWh.